Le récit de l’évangile qui m'a le plus touché dans mon enfance est celui de Marthe et Marie à Béthanie.
J'étais impressionné de voir que Jésus s'intéressait à une famille composée de deux sœurs et d'un frère où il n'est ni question du père ni de la mère. Dans ma petite tête, je voyais que Jésus, au lieu de mépriser, de juger cette famille, a choisi de venir se restaurer à Béthanie chez Marthe et Marie.
Il venait là pour prendre du repos. Plus que cela, un aspect très particulier de sa présence, a révélé que Marie, contrairement à Marthe, était très attachée à Jésus et ne perdait pas un mot de ce qu'Il disait, alors que Marthe était plutôt pratique et stressée par les préparatifs et les travaux domestiques. Lazare, que je considérais alors comme un intrus, était le frère que Jésus aimait ! Tout ce que je vivais comme petit enfant sans père ni mère me paraissait étrange et en même temps m'encourageait parce que Jésus ne voyait pas la chose comme la religion la voyait. Puis survient la résurrection de Lazare, un événement extraordinaire ! Ce nom « Béthanie » m'est resté familier et s'est imprimé dans mon cœur. Voilà pourquoi, lorsque nous avons reçu qu'une église devait naître, immédiatement m'est venu à l'esprit la « Maison de Béthanie ».

Pasteur Gianluigi Riva